dimanche 27 mai 2007

Lettre d'appui au Président Morales







Président Evo Morales
c/o Embassy of Bolivia in Canada
130 Albert St., Suite 416
Ottawa ON K1P 5G4
15 mai 2007

Monsieur le Président,

Le Mouvement Humaniste et ses organismes, le Réseau International Humaniste et le Centre des Cultures, voudraient vous remercier de votre déclaration, faite au Japon, déclarant que la Bolivie allait définitivement renoncer à l’usage de la force et à la guerre, et que ce virage humaniste allait s’encrer dans la Constitution du pays.

Cette initiative est un grand pas vers l’humanité et la dignité humaine. Elle reflète la noblesse et la grandeur d’âme de la population de la Bolivie. Aussi, votre déclaration montre la voie à une nouvelle ère historique qui laisse derrière elle un passé de violence et de barbarie et nous fait entrer dans l’histoire humaine véritable.

Hélas, les médias canadiens ne montrent pas ces bonnes nouvelles, car cette déclaration peut aller à l’encontre des intérêts militaro-industriels du Canada, qui est le septième exportateur d’armes sur la planète. Il se peut que nos médias aient trouvé que la couverture du conflit en Afghanistan, notre plus grande mobilisation militaire depuis cinquante ans, était plus attrayante pour le public canadien. Peu importe la raison de ce silence médiatique, nous sommes en désaccord avec cette stratégie.

Monsieur le Président, le Mouvement Humaniste est un petit mouvement sans influence Politique. Or, avec le peu d’influence que nous avons de part nos réseaux sociaux et notre Pouvoir de mobilisation publique avec nos collègues du mouvement de paix, nous travaillons sur un désarmement nucléaire immédiat et sur l’élimination des armes à destruction massive. Nous proposons également que les fonds du budget militaire soient transformés en fonds sociaux pour améliorer notre système de santé et donner avantage accès à la population à l’éducation post-secondaire.

Monsieur le Président, nous nous engageons à transmettre au plus grand nombre de personnes le message de paix de la bouche du people bolivien. Nous voulons vous notifier que nous avons transmis ce message à quelque 1000 personnes le 17 mars 2007, à
l’occasion du quatrième anniversaire de la guerre en Irak, à l’hôtel de ville de Toronto et lors du Forum sur l’éducation à la non-violence tenue à Montréal. Nous allons continuer de transmettre ce message de paix universel dans le but d’éclairer et d’inspirer les esprits et les âmes des Canadiens et leur montrer une voie vers un futur de paix et de solidarité.
Cordialement vôtres,


Ann Farrell Roberto Verdecchia
RIH du Québec Mouvement Humaniste
Centre des Cultures, Montréal Toronto

lundi 23 avril 2007

Lisbonne novembre 2006







Le discours de Anne Farrell du RIH, lors de l'ouverture du Forum Régionale Européen à Lisbonne, novembre 2006 invitant les Européens à participer au Premier Forum Nord Américain à l'automne 2007

"Hello, I bring greetings from the pre-regional forum of the North American region. We have been inspired by different regional Forums.

I come from the part of the world that is telling the rest of the world what to do. But today we are here because we need to learn what to do to, learn from you.

Learn to communicate with diversity and learn non-violence, because people are not happy with the emerging model in my region. A growing majority of North Americans - do not support theses wars - do not support these occupations and do not support these so-called "leaders". People with hearts know there is no future if this goes on like that.

Rather, it is regional forums such as this, a gift to the people of the world that we choose as our inspiration. And I am honoured to announce the first North American Forum to be held at the end of next year. As you all so warmly welcome me as an international guest, we extend this invitation to all of you at our forum in 2007".

Ann Farrell, Director of Reseau Internationale Humaniste, Montreal, Canada

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dimanche 18 mars 2007

Compte rendu et Actes du Forum d'éducation à la non-violence


Olga Tcherrnievski,RIH, Atelier la crise dans l'humanitarisme et les pistes de solutions

Veuillez prendre note qu'un compte rendu ainsi que les Actes du Forum d'éducation à la non-violence seront publiés sur le Blog dans les deux prochaines semaines.

Si vous êtes intéressés à participer à l'organisation du prochain Forum, ou vous êtes intéressés par les activités du Forum, contacter nous par courriel.

Comité organisateur du Premier Forum d'éducation à la non-violence, Mars 2007

lundi 26 février 2007

Programmation du Premier Forum sur l'éducation à la non-violence

Vendredi le 16 et samedi le 17 mars
Pavillon d'éducation à l'université du Québec à Montréal (UQAM)
1250 St-Denis - Salle auditorium - NM-510 (niveau métro)

Vendredi le 16 mars
Ouverture du Forum
13h00
Conférence avec Patrice Brodeur, Ph.D., Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Islam, Pluralisme et Globalisation, UDM et Ginette Vézina, Formatrice et consultante, Institut du Pacifique - modératrice de la conférence Aoua Bocar Ly-Tall, Ph.D., sociologue et Présidente fondatrice Réseau des femmes Africaines


14h45-Pause

15h00-Ateliers
Atelier 1-La violence environnementale et les actions collectives de non-violence-Le GRIP Francis Faille - la forêt Levasseur
Atelier 2-Projet de prévention de la violence auprès des jeunes- GCC la violence coordonnatrice Sophie Bourque
Atelier 3-Projet de prévention de la violence auprès des jeunes-La traversée, Catherine Audrain


Samedi 17 mars 2007
Pavillon d'éducation à l'université du Québec à Montréal (UQAM)
1250 St-Denis - Salle auditorium - NM-510 (niveau métro)

13H00 Ouverture du Forum
Conférence avec Adbelkrim Daher de
L’association Musulmane Québécoise et Midy Franklin, Ph.D.,sociologue à l’UQAM – L’intégration identité culturelle

14h00-Pause
14h15-Retour sur les ateliers et présentation de la Campagne de Vaccination contre la violence, Anne Farrell, RIH

14h45-Ateliers
Atelier 1-Les pratiques d’éducation à la non-violence pour diminuer la violence psychologique Marie-Claire Desroches, CDC
Atelier 2-Crise dans l’humanitarisme et les pistes de solutions- le cas d’éducation à la non-violence –RIH, Olga Tchernievski
Atelier 3-Comment se manifeste la sensibilité non-violente au Québec? L’identité culturelle du Québec

lundi 12 février 2007

Le Forum


Le Centre des Cultures et le Réseau International Humaniste, les principaux organisateurs du Forum québécois sur l’éducation à la non-violence souhaitent faire de ce Forum un lieu de convergence pour les individus, les groupes et les institutions qui oeuvrent à la diffusion d’une nouvelle sensabilité non-violente et progressive au Québec. Les comptes rendus et les activités du Forum seront présentés au premier Forum Régional Nord Américain du Nouvel Humaniste : "Voir au delà des barrières" à New York à l’automne 2007.

lundi 29 janvier 2007


La Globalisation: Une Menace à la Diversité Culturelle ?
Une présentation par le Dr. Salvatore Puledda
Faculté de Travail Social de l’Université de Hunter
Ville de New York


… « Le modèle de globalisation de l’économie s’est convertit en modèle de vie réussie, un modèle qui se diffuse jusqu’aux endroits les plus reculés du globe. Et, à mesure qu’il se diffuse, l’idéologie de l’argent, la compétition et l’individualisme avancent avec lui. L’être humain, l’environnement, les cultures, sont tous considérés comme des aspects secondaires qui peuvent être utilisés ou détruits s’ils deviennent un frein à ce processus, dont la force augmente par la croyance générale qu’il n’existe pas d’autre alternative.


Cette idéologie d’exportation produit aujourd’hui des chocs avec de nombreuses cultures dans le monde, spécialement celles qui étaient structurées autour de la famille ou des croyances religieuses. Ces cultures élèvent des murs entre elles et le reste du monde parce qu’elles ne veulent pas s’intégrer à ce modèle de vie, qui n’est pas perçu comme un choix pour elles. Ceci arrive dans une certaine mesure, ici, dans ce pays aussi, où l’intégration vue dans les moments antérieurs – le modèle “multi culturalisme” – n’est plus souhaité par certaines groupes dans la société. L’autre problème que nous rencontrons, c’est que les cultures, dans la mesure où elles sont forcées à se défendre, finissent par se défendre en tout – même leurs aspects secondaires ou négatifs. Aussitôt après se forme une sorte de “fondamentalisme culturel” où tout ce qui est externe à la culture est rejeté, où seul le propre style de vie et la propre religion sont autorisés (validés).


Je veux clarifier dans ce point, que nous ne voyons pas ce processus de globalisation comme quelque chose d’uniquement négatif. Ce dont nous nous sommes reconnaissants, c’est que ce processus nous ait amené à un point où tous les pays et toutes les cultures convergent pour la première fois. Ce processus a permis un niveau d’interaction entre les gens qui ne pouvait pas être conçu. Il a généré des opportunités pour échanger des idées, des croyances et des modèles culturels. Il a aussi démontré que les différences entre les gens sont insignifiantes en comparaison avec les expériences et les aspirations qu’ils ont en commun.


J’essayerai maintenant de clarifier ce que je veux dire de ce diffus concept “d’identité”. Normalement on croit que l’identité personnelle ou culturelle se réfère seulement au passé, que c’est un reflet de l’accumulation historique d’expériences vécues par une personne ou une communauté. C’est comme si des couches d’expériences s’accumulèrent et se déposèrent, et ceci formerait l’identité. Cette croyance est dérivée d’une autre, plus générale, de la passivité de la conscience humaine, où la conscience est conçue comme un sorte de miroir qui simplement reflète le monde. En réalité, les choses ne sont pas ainsi. Si nous nous regardons nous mêmes, nous verrons que dans les moments les plus importants de nos vies, nous faisons une corrélation, une liaison entre nos expériences passées et l’idée d’un projet personnel futur. Cette image du futur – qui nous voulons être – a une influence permanente dans nos actions dans le présent. Cette image que nous formons du futur est aussi importante que notre passé dans la création de notre identité personnelle. Non seulement nous sommes ce que nous avons fait, ou ce qu’on nous a fait, mais nous sommes aussi nos projets, nos désirs, nos aspirations.


La même dynamique est applicable à un peuple, et dans ce cas, nous parlons d’identité culturelle. L’identité culturelle n’est pas simplement l’accumulation d’idées, de coutumes, d’idiomes, de façons de manger et de s’habiller, que nous ont transmis les générations antérieures, c’est aussi ce que la culture choisit de faire avec ces choses à un moment de son histoire. C’est le projet qu’elle se donne à elle-même. Ceci est particulièrement certain pour les cultures anciennes. Par exemple, comment se définie la culture indienne avec ses millénaires d’années d’histoire ? Sur quel type d’héritage se baserait-elle ? Se référerait-elle aux Vedas ( ?), au Vedanta ( ?), au Bouddhisme, à Gandhi, à la bombe atomique ?


A chaque moment de son histoire, une culture est obligée de prendre de son passé ce qui lui sera le plus utile pour son projet. En résumé, l’identité culturelle est le projet qu’un peuple crée pour le futur, extrayant les éléments particuliers de son passé. Ce n’est pas quelque chose de passif comme le contenu d’un sac, mais quelque chose que continuellement nous recréons pour relever le défi que nous présente le moment actuel. Il y a toujours choix. Il y a toujours une sélection. Il y a toujours liberté. Nous pouvons aussi reconnaître que dans la vie d’individus et de cultures, il y a des expériences autant positives que négatives, qui font partie de son héritage culturel. Une personne ou un peuple peuvent choisir un projet qui élimine ou neutralise les expériences négatives et renforcent les positives.


Est-ce que nous voulons, nous italiens, traîner dans le nouveau millénaire la tragique expérience de la Mafia ? Ou est-ce que nous voulons faire un choix conscient pour changer ce comportement social négatif ? Ce choix nous permet de distinguer entre une identité mécanique, créée par le fait de reproduire automatiquement les éléments de notre culture sans pensée ni réflexion ; et une identité intentionnelle, formée par le choix de quelques aspects que nous estimons être de la plus haute valeur pour le futur. Ce processus de globalisation s’accélère rapidement, et bientôt nous nous retrouverons coude à coude, culture côte à côte, regardant de l’avant pour le première fois vers un futur commun. Ce futur n’appartient à aucune culture en particulier, mais il doit être un projet partagé qui permette l’inclusion de tous.


A ce moment surgit la question : Qu’essayerons-nous ensemble au troisième millénaire ? Chaque culture sera appelée à réfléchir, à faire l’examen de son passé et à identifier quelles sont ses qualités, ses expériences et ses traditions les plus précieuses pour elle-même et pour les autres de cette planète. Est-ce possible de penser à un projet commun ? Le développement d’un projet commun ne demande pas que les gens renoncent aux particularités de leurs cultures. Au contraire, nous voyons ces particularités, cette diversité, comme des qualités et des ressources dont il faut profiter, comme un projet commun entre individus qui incorpore les talents et les points de vue de ses membres »... (une partie de la version intégrale)

mardi 23 janvier 2007

Le vaccin à la violence : l'éducation à la non-violence

La promotion d'une culture de la non-violence

Il existe actuellement plus de 70 guerres dans le monde. Un tiers de l’activité économique mondiale dépend du complexe militaro-industriel.

« Avec 2 mille millions de dollars, au lieu de faire l’acquisition d’un sous-marin nucléaire de plus, on pourrait reboiser la Terre.

Avec 5 mille millions de dollars, au lieu de fabriquer plus de bombes nucléaires, on pourrait fournir en eau potable une bonne partie du monde. Avec 2 mille millions de dollars, au lieu de mener une douzaine d’essais nucléaires, on pourrait faire reculer de manière significative la désertification sur le continent Africain.

Avec 5 mille millions de dollars, au lieu de fabriquer six autres bombardiers nucléaires Stealth, il serait possible de réduire la contamination atmosphérique. Avec 14 mille millions de dollars, au lieu d’envoyer des armes aux pays du Moyen Orient, il serait envisageable de conserver le patrimoine de la nature et éliminer les déchets toxiques. »

En décembre 2006, le gouvernement du Canada achète des avions que la Pantagone ne voulait plus à cause de problèmes techniques; dépense 5 milliards de dollars et à ce le ministre de la défense ajoute 2 milliards pour l'entretien. Imaginons un peu si cette argent avait été attribué aux enfants; au système d'éducation ; à l'entretien des routes ; à la recherche et le développement d'énergie non-polluante.

Présentement, partout dans le monde, les populations vivent la crise de la mondialisation. Nous disons que cette crise n’est pas seulement négative, puisque se sont durant les crises que certaines croyances perdent de leurs pouvoir et que de nouvelles opportunités surgissent.

Ainsi nous observons que de plus en plus de gens disent NON à la violence et disent NON à la violence comme seule réponse face à la violence.

Alors pourquoi la croyance dans l'efficacité de la violence reste toujours debout ? Est-ce que la violence est une maladie? Bien sûre que non!

C'est parce qu'il y a encore plusieurs gouvernements, institutions, groupes et individus qui croient dans l'efficacité de la violence et c'est eux qui parlent le plus forts.

Ainsi même s'il existe plusieurs projets et activités voués à la résolution des conflits et à la promotion d’une société et d’une culture de la non-violence, il faut faire davantage et faire connaître ces projets. C'est dans ce contexte, que nous croyons qu'il faille créer des lieux de convergences comme un Forum sur l'éducation à la non-violence.

Pour s'inscrire ou proposer un projet d'atelier de discussion : humaniser@hotmail.com